Action urgente primaire 1/03

Brésil : une famille menacée pour avoir cherché la justice après l’assassinat d’un enfant.

Elma Novais a perdu un de ses fils, Josenildo João de Freitas Júnior. Il a été tué par balle en 1999 à Caruarú, dans l’État de Pernambouc, par un groupe d’hommes qui, selon des témoins, appartenaient à la police militaire.

Depuis lors, Elma œuvre sans relâche pour que les responsables présumés du meurtre de son fils, Josenildo João de Freitas Júnior, soient traduits en justice. Mais cela lui apporte des ennuis : elle et ses enfants, Jefferson José de Freitas et Roxana Novais, 13 ans, reçoivent des menaces.

Dans l’après-midi du 17 décembre 2002, tandis qu’Elma Novais attendait à un feu rouge, accompagnée de son escorte policière (cette femme bénéficie de la protection de la police pendant la journée, mais pas la nuit), un jeune garçon a fait partir un feu d’artifice provoquant une détonation assourdissante près de sa voiture, avant de prendre la fuite. Il semble que cette fusée de feu d’artifice ait été tirée dans le seul but d’intimider Elma Novais. Le lendemain, une voiture noire s’est arrêtée devant la maison de cette femme. Deux hommes sont sortis du véhicule et se sont dirigés vers la maison avant de faire rapidement demi-tour, en s’apercevant qu’Elma Novais était en compagnie d’un policier.

Le 27 décembre, Jefferson José de Freitas, le fils d’Elma Novais, a été appréhendé sans raison par des membres de la police militaire, alors qu’il se trouvait sur son lieu de travail dans la ville voisine d’Arcoverde. Aprèsavoir avancé, dans un premier temps, que les papiers de Jefferson José de Freitas n’étaient pas en règle, les policiers ont ensuite prétendu que celui-ci s’était échappé d’une prison de la région. Il n’a été libéré qu’après une intervention du Secrétaire d’État pour la Défense sociale de l’État de Pernambouc. Au poste de police, les agents de la force publique, qui ont refusé de s’entretenir avec Elma Novais, ont déclaré qu’ils avaient commis une erreur.
Le même jour, Roxana Novais, la fille d’Elma Novais, âgée de treize ans, faisait les magasins à Caruarú lorsqu’elle a reçu sur son téléphone portable l’appel d’une personne qui prétendait être son frère, Jefferson José de Freitas. Son interlocuteur lui a demandé de se rendre au plus vite au domicile de sa mère, où il l’attendait. Or, au moment où cet appel a été passé, Jefferson José de Freitas se trouvait en garde à vue à Arcoverde. La personne au bout du fil l’a questionnée sur la façon dont elle était habillée, de façon à ce qu’il puisse passer la chercher. Roxana Novais n’a pas suivi ces instructions.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE BRESIL

Capitale : Brasília

Superficie : 8 547 379 km2

Population : 172,6 millions

Langue officielle : portugais

Peine de mort : abolie, sauf pour crimes exceptionnels

Après vingt ans de dictature, le pays est redevenu démocratique en 1985. Pour lutter contre une inflation galopante et une dette extérieure considérable, divers plans de redressement économique, pour la plupart ultra-libéraux, ont été appliqués à la demande du Fonds monétaire international (FMI). Ces mesures ont augmenté le fossé entre les personnes très riches et les personnes très pauvres. En décembre 2002, un nouveau président, Lula, a été élu sur base d’un programme visant à lutter contre la faim et la pauvreté.

MODELE DE LETTRE

Monsieur le Gouverneur,

Nous sommes des enfants... (âge) de l’école... (nom de l’école) en Belgique.

Nous sommes préoccupés par la sécurité d’Elma Novais et de ses enfants. Nous vous demandons de prendre des mesures appropriées pour assurer leur
protection. Nous voudrions aussi qu’une enquête complète soit menée dans les plus brefs délais sur l’arrestation illégale de Jefferson José de Freitas, le 3 janvier 2003 à Arcoverde. Cette arrestation ne fait que replonger cette famille dans le malheur. Cette, qui a déjà été marquée par la perte d’un enfant, tué par balle, cherche à obtenir justice. Il faut que vous les aidiez et que vous les protégiez ! Nous sommes des enfants et nous savons comme il est difficile de vivre avec la peur de perdre quelq’un de proche.

Nous vous prions donc de prendre des mesures disciplinaires contre les membres de la police militaire présumés responsables d’intimidations. Pouvez-vous aussi accorder à Elma Novais la protection de la police militaire, 24h. sur 24 ?

Ce qui nous semble bizarre, c’est que malgré l’existence de preuves matérielles et de témoins oculaires, les responsables présumés du meurtre de Josenildo João de Freitas Júnior n’ont toujours pas été poursuivis en justice. Pouvez-vous nous informer sur l’évolution des investigations concernant ce meurtre ?
En espérant que vous tiendrez compte de notre lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Gouverneur, à l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Classe de ...

Adresse :

Signatures :

LETTRES A ENVOYER A :

Gouverneur de l’État de Pernambouc :

Exmo. Sr. Governador de Estado de Pernambuco

Jarbas de Andrade Vasconcelos

Palácio Campo das Princesas

Praça da República, Santo Antônio,

50010-040 Recife - PE,

Brésil

Fax : 00 55 81 3224 8826

Ambassade du Brésil

Avenue Louise, 350 bte 5,
1050 Bruxelles,

Fax : 02/640 81 34,

OPERATION COURAGE

VIETNAM : un prêtre en prison

Le père THADEUS NGUYEN VAN LY, un prêtre catholique de 55 ans, a été arreté le 17 mai 2001. D’après les informations recueillies, les policiers qui ont procédé à son arrestation à l’église d’An Truyen, au moment où il se préparait à célébrer une messe, se comptaient par centaines, le but étant apparemment qu’ils soient plus nombreux que les sympathisants locaux du religieux. Les médias officiels ont rapporté que le père Ly avait perturbé l’ordre public, incité des fidèles à provoquer des troubles, et diffusé une propagande antigouvernementale.
Par le passé, il a été maintenu en détention sans jugement en 1977-1978, puis condamné à une peine de dix ans d’emprisonnement en 1983 pour avoir exprimé - sans violence - des vues contraires à celles du régime. Cette troisième arrestation semble liée à ses prises de position publiques en faveur de la liberté de religion, et au soutien qu’il a apporté à des villageois cultivant des terres de l’Église que les autorités voulaient apparemment confisquer. Amnesty considère le père Ly comme un prisonnier d’opinion, détenu uniquement parce qu’il a exprimé, pourtant sans violence, des convictions politiques et religieuses contraires à la ligne du régime vietnamien.

Où lui écrire ?

Father Nguyen Van Ly

TRAI TU KA,

XA BA SAO

HUYEN KIM BANG

TINH HA

THI XA PHU LY

VIETNAM.

Encouragez-le en lui envoyant un message d’amitié, en français ou en anglais, lui disant que vous le soutenez et que vous pensez à lui. N’hésitez pas à lui envoyer un dessin ou à parler de ce que vous avez discuté en classe !

BONNES NOUVELLES

NÉPAL : Bishnu Pukar Shrestha, défenseur des droits humains, a été libéré le 16 décembre.

Cet homme avait été appréhendé par des membres des forces de sécurité habillés en civil le 29 juillet à son domicile, un appartement qu’il loue à Katmandou, la capitale. Après son arrestation, il a été maintenu en détention au secret, les yeux bandés, par les forces armées. Les autorités ont nié son arrestation et ont maintenu secret son lieu de détention pendant les cinq mois où il a été privé de liberté.

INDONÉSIE : libération de 32 personnes.

32 des 40 personnes arrêtées les 26 et 27 novembre derniers ont désormais été libérées. Il s’agit de 12 individus qui avaient été interpellés le 27 novembre à la suite de cérémonies favorables à l’indépendance, ainsi que de 20 autres personnes, appréhendées le 26 novembre lors d’une réunion dans le quartier de Fandini Dalam, à Manokwari.

GUATÉMALA

Les 40 adultes (21 femmes et 19 hommes) et les enfants qui avaient été contraints à monter dans des bus privés le 25 août ont été renvoyés sains et saufs dans la capitale. Ces personnes avaient été forcées à monter à bord de ces autobus et conduits vers une destination inconnue après avoir occupé un terrain du quartier de Justo Rufino Barrios, situé dans la zone 21 de Guatémala, la capitale.

Pour connaître les autres bonnes nouvelles, rendez-vous sur le site www.amnesty.be

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