Pétitions Urgentes à Signer

COLOMBIE

Craintes pour la sécurités : Communauté pacifiste de San José de Apartadó

Amnesty International est préoccupée par la sécurité des membres de la « communauté pacifique » de San José de Apartadó, dans la municipalité d’Apartadó (département d’Antioquia). Ces derniers jours, huit d’entre eux, dont des femmes et des enfants en bas âge, ont été tués par des hommes armés. Ceux-ci, selon les informations recueillies, ont affirmé appartenir à l’armée colombienne.

D’après certaines sources, le 21 février, vers onze heures du matin, un groupe d’hommes en armes disant appartenir à l’armée colombienne s’est emparé de quatre personnes à Mulatos, une localité qui fait partie de la « communauté pacifique » de San José de Apartadó. Il s’agissait de Luis Eduardo Guerra Guerra, un des dirigeants de cette « communauté pacifique », de son fils de onze ans, Deiner Andrés Guerra, de sa compagne, Bellanyra Areiza Guzmán, et d’un témoin qui a souhaité garder l’anonymat. Les ravisseurs ont déclaré qu’ils allaient les emmener avec eux et qu’ils seraient tués. Le témoin a alors réussi à s’échapper.

Le lendemain, selon les informations recueillies, ce même témoin s’est rendu dans l’exploitation agricole d’Alfonso Bolívar Tuberquia Graciano, un autre responsable de la « communauté pacifique ». Il aurait trouvé des traces de sang dans la maison de celui-ci et des restes humains à l’extérieur. Il a signalé ses découvertes aux autorités et, le 25 février, des représentants du bureau du Fiscal General de la Nación et du ministère public se sont rendus dans la région afin de mener des investigations.

Cinq cadavres démembrés auraient été retrouvés dans deux fosses creusées à proximité de la maison. Il s’agissait des corps d’Alfonso Bolívar Tuberquia Graciano, de sa compagne, Sandra Milena Muñoz, de leurs enfants, Santiago Tuberquia Muñoz (2 ans) et Natalia Andrea Tuberquia Muñoz (6 ans), et d’un habitant des environs, Alejandro Pérez. Le même jour, une autre fosse, qui contenait les corps de Luis Eduardo Guerra Guerra, Bellanyra Areiza Guzmán (17 ans) et Deiner Andrés Guerra (11 ans), aurait été découverte entre Mulatos et La Resbalosa, une autre localité de la « communauté pacifique » de San José de Apartadó.

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Pétition Colombie

IRAN

Craintes d’exécutions imminente : Ali [nom de famille inconnu]

Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation d’ Ali, lycéen de seize ans, qui risque d’être exécuté très prochainement pour le meurtre d’un élève de son établissement, mort entre mi-janvier et mi-février 2003. Amnesty International a récemment appris qu’Ali avait été condamné à la peine capitale en juin 2004 et que cette décision avait été confirmée par la Cour suprême.

D’après un article paru dans le quotidien E’temad, Ali et son camarade de classe Milad (nom de famille inconnu) étaient chargés de faire régner la discipline parmi les élèves du lycée. Le jour des faits, Mazdak Khodadadian, la victime, était arrivé en retard car il avait oublié certaines affaires importantes chez lui. Milad a ordonné au garçon, âgé de seize ans, d’aller voir le professeur responsable de l’établissement. À la demande de Mazdak , Ali et Milad ont retrouvé l’adolescent à la sortie du lycée en fin de journée. Selon le témoignage d’Ali, Mazdak a déclenché une dispute et l’a frappé. Ali, qui avait un couteau dans la poche, se serait brusquement avancé vers lui, sans se rendre compte qu’il lui avait donné un coup de couteau. Ce n’est qu’en entendant les cris des élèves qui avaient formé un cercle autour d’eux qu’Ali a réalisé que Mazdak était blessé. Ce dernier a été hospitalisé, puis a succombé à sa blessure.

L’affaire aurait été renvoyée devant la 122e chambre du tribunal général de Karaj, et le responsable du tribunal spécial pour mineurs (Dadgah-e Vije-e Jora’yem-e Etfal) a condamné Ali à la peine capitale à titre de qisas (“ réparation ”). Milad a quant à lui été condamné à une peine de trois ans d’emprisonnement pour le rôle qu’il a joué. Selon les informations recueillies, la 27e chambre de la Cour suprême a confirmé la peine prononcée contre Ali, mais Amnesty International ignore la date à laquelle cette décision a été rendue. On pense qu’Ali est toujours détenu dans l’attente de son exécution.

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Pétition Iran

ISRAËL & PALESTINE

Pour les enfants d’Israël et de Palestine

Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation des enfants d’Israël et de Palestine.

Le matin du 5 octobre 2004, la jeune Iman al-Hams a été tuée près de son école dans le quartier de Tal al Sultan dans la ville de Rafah dans le sud de la bande de Gaza. Elle marchait aux abords d’une tour d’observation de l’Armée israélienne quand les soldats ont ouvert le feu, elle a alors lâché son cartable et a commencé à courir mais les soldats l’ont atteinte à la tête.
Son corps est resté ainsi sur le sol pendant plus d’une heure avant que l’armée israélienne ne laisse une ambulance l’approcher. Selon des sources médicales, elle avait au moins 15 balles dans la partie supérieure du corps, dont plusieurs dans la tête.
L’armée israélienne a déclaré qu’elle suspectait la fillette de porter dans son cartable des explosifs, mais elle a, par la suite, reconnu qu’il ne contenait que des livres. L’armée israélienne a débuté une enquête après que quelques soldats présents au moment des faits aient expliqué dans un rapport que leur chef de compagnie avait à plusieurs reprises tiré sur l’enfant et ce, à bout portant, alors qu’elle était déjà au sol.
Le 15 octobre, le commandant a été suspendu par le chef du personnel pour « échec au commandement » mais l’armée a déclaré qu’aucune preuve ne venait confirmer les allégations des soldats .
Néanmoins, une enquête a été ouverte par la police militaire et le soldat a été arrêté le 26 octobre. Il est toujours inculpé.

Hila Hatuel âgée de 11 ans et ses 3 sœurs, Hadar, Roni et Meirav âgées respectivement de 9, 7 et 2 ans ont été tuées par des hommes armés palestiniens, le 2 mai 2004, alors qu’elles étaient en voiture dans la bande de Gaza avec leur mère Tali enceinte de 8 mois. Les 4 enfants et leur mère ont été atteintes à la tête par les 2 hommes armés qui ont tiré à bout portant. Ils avaient auparavant tiré sur le véhicule le contraignant à quitter la route. L’équipe de secours a déclaré que les enfants avaient des impacts de balle dans la tête. Les 2 hommes armés ont aussi ouvert le feu sur un autre conducteur qui a réussi à faire marche arrière et à se protéger, ne souffrant que de blessures légères. Les tireurs ont par la suite été tués par des soldats israéliens, dont 2 ont été blessés dans la fusillade. Tali était une assistante sociale au sein du Conseil régional de la côte de Gaza. Elle venait en aide aux familles de victimes d’attaques palestiniennes. Le groupe Islamique armé palestinien Jihad et le Comité de Résistance Populaire, organisation représentative des groupes armés palestiniens, ont revendiqué cette attaque.

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Pétition Israël & Palestine

SOUDAN

Craintes d’exécution imminente : Nagmeldin Abdallah

Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation de Nagmeldin Abdallah au Soudan. Il pourrait être exécuté à tout moment pour le meurtre d’un commerçant, commis dans la ville d’Ed Damazin, dans l’État du Nil bleu.
Le garçon était âgé de quinze ans lors de son arrestation. En procédant à cette exécution, les autorités du Soudan contreviendraient aux obligations qui incombent à ce pays en vertu du droit international, qui interdit l’application de la peine de mort pour des crimes commis par des personnes âgées de moins de dix-huit ans au moment des faits.

Lors de son arrestation, il n’était pas en possession d’un certificat de naissance attestant son âge. Mais, depuis, sa famille s’est procuré ce document et l’a présenté aux autorités.

Nagmeldin Abdallah a été inculpé de meurtre le 17 mai 2003 aux termes de l’article 130 du Code pénal de 1991, et est passé en jugement devant le tribunal pénal d’Ed Damazin. Sa famille n’ayant pas les moyens d’engager un avocat, il n’a bénéficié d’aucune assistance juridique lors de son procès.

Le 1er juin 2003, la Cour d’appel de l’État du Nil bleu a rejeté son recours et, le 1er novembre 2003, la Cour suprême a confirmé sa condamnation à la peine capitale. Nagmeldin Abdallah a épuisé toutes ses voies de recours. Il serait actuellement incarcéré dans la prison de Port Soudan, située dans l’État de la Mer rouge, dans l’est du pays. Ni son père, qui est paysan, ni les autres membres de sa famille n’ont pu lui rendre visite, car la prison se trouve à environ 900 kilomètres de leur foyer.

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Pétition Soudan

SYRIE

Deux étudiants syriens : Muhannad al Dabas et Muhammad Arab (Prisonniers d’opinion torturés)

Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation de Muhannad al Dabas et Muhammad Arab qui ont été arrêtés le 24 avril 2004 à la suite d’un sit-in organisé par des étudiants de l’Université de Damas. Ils protestaient contre de nouvelles mesures adoptées par le gouvernement, qui gelaient le recrutement par l’État de diplômés d’études technologiques. Ils ont été déclarés coupables d’« opposition aux objectifs de la Révolution ».

Leur procès, qui s’est ouvert le 26 septembre 2004 devant la Cour suprême de sûreté de l’État, était contraire aux règles d’équité les plus élémentaires. Muhannad al Dabas et Muhammad Arab ont été condamnés sur la base d’« aveux » qui, selon leur avocat, avaient été obtenus « à la suite de passages à tabac et de tortures psychologiques ». Les deux étudiants n’ont pas été autorisés à s’entretenir avec leur avocat en dehors de la salle d’audience. Ils ne peuvent pas former de recours contre la décision de la Cour devant une juridiction supérieure. Ils sont toujours emprisonnés dans la prison d’Adhra et après deux mois de détention au secret, ils seraient aujourd’hui autorisés, une fois par mois, à recevoir la visite de membres de leurs familles pour une durée de trente minutes.

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Pétition Syrie

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