Les premières cartes "Opération courage" sont arrivées !

La nouvelle campagne d’Amnesty International intitulée « Mon corps, mes droits » vise à dénoncer les atteintes aux droits sexuels et reproductifs ainsi qu’un meilleur respect de ces derniers à travers le monde. A cette occasion, Amnesty International Belgique Francophone part à la rencontre des jeunes de primaire et de secondaire, afin de les sensibiliser aux atteintes à ces droits, comme le mariage forcé ou les violences sexuelles. Le 16 octobre aura d’ailleurs lieu la journée « Pas d’accord , j’assume » sur le même thème. Certains établissements ont déjà débuté la campagne de sensibilisation. C’est dans ce cadre qu’Amnesty International Belgique Francophone s’engage à soutenir Inés et Valentina et les ex-enfants soldates de la République démocratique du Congo.

Les droits sexuels et reproductifs, qu’est-ce que c’est ?

Le mariage forcé, le viol, l’esclavage sexuel... ça te dit quelque chose ? En Belgique, ces 3 actes sont condamnés par la loi, mais ce n’est pas le cas partout dans le monde. Les droits sexuels et reproductifs traitent de beaucoup de choses, mais avant tout, insistent sur l’importance du choix et cherchent à combattre les stéréotypes, notamment ceux dont les femmes sont victimes. Ils insistent sur l’importance de l’information en général sur la sexualité, le choix (de son orientation sexuelle, de se marier, d’avoir des enfants...), et l’accès aux services de santé (planning familial, maternité...) et condamnent les violences sexuelles (viol, esclavage, mutilations génitales...) et toute action forcée (mariage, stérilisation...)

Pourquoi soutenir Inés et Valentina ?

Inés Fernandez et Valentina Ortega sont deux femmes Me’phaa (peuple indigène du Mexique) qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits. En 2002, les deux jeunes femmes se sont faites violées par des soldats mexicains : elles ont porté plainte contre leurs agresseurs, mais aucune véritable enquête n’a été menée. Pire, Inès et Valentina ont été menacées afin qu’elles retirent leur plainte. Elles se battent aujourd’hui pour faire respecter la justice, et dénoncent les violences sexuelles dont sont victimes un grand nombre de femmes indigènes. Leur long combat a vu une certaine avancée, puisque l’Etat mexicain s’est publiquement excusé de l’agression dont elles ont été victimes. Néanmoins, leur lutte n’est pas terminée car les auteurs de ces agressions sexuelles restent impunis.

Pourquoi soutenir les ex-enfants-soldates de RDC ?

La République Démocratique du Congo est un pays très instable, où beaucoup de conflits ont lieu entre différents groupes armés, et ce depuis plusieurs années. Des enfants sont utilisés comme soldats, et risquent leur vie tous les jours au lieu d’aller à l’école. Ils sont souvent drogués et manipulés par les adultes. Près d’un enfant-soldat sur deux est une fille : celles-ci sont souvent utilisées comme esclaves sexuelles et sont mariées de force aux commandants. Lorsqu’elle reviennent dans leur communauté, elles sont rejetées car considérées comme déshonorées. Certaines se retrouvent alors seules, sans aide et sans soins médicaux appropriés.

Le rôle d’Amnesty

Amnesty International Belgique Francophone est parti à la rencontre des jeunes de Belgique afin de les sensibiliser aux questions des violences sexuelles contre les femmes, et aux atteintes aux droits sexuels et reproductifs en général. Ainsi, les jeunes ont pu soutenir Inés et Valentina et les ex-enfants-soldates en signant des pétitions destinées au Président du Mexique, et en rédigeant des messages de soutien destinés à toutes ces filles et ces femmes. La journée « Pas d’accord, j ‘assume » du 16 octobre sera également l’occasion de revenir sur les violences sexuelles dont sont victimes des milliers de femmes à travers le monde. Les jeunes pourront prendre conscience de toutes les violations aux droits sexuels et reproductifs dans le monde, et lutter pour les préserver. Si toi aussi, l’histoire d’Inés et Valentina et des anciennes enfants-soldates te touche, et que tu souhaites les soutenir dans leur combat, signe la pétition en ligne, ou demande à ton établissement scolaire de commander des pétitions auprès du secteur jeunes d’Amnesty Belgique (jeunes@aibf.be/02 543 79 08). Tu peux aussi leur adresser des messages de soutien sur des cartes postales Amnesty.

Documents joints

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