Libye : La répression des manifestants et la violence contre les civiles continue

Depuis le 16 février 2011, avec le début des manifestations en Libye, Amnesty International a constaté des violations massives des droits humains. Les autorités libyennes ont dès le début essayé de réprimer les manifestations violemment sans faire une distinction entre la population civile et les combattants.

La situation en Libye avant les manifestations

Déjà avant le début des manifestations en février 2011, Amnesty International a constaté des violations des droits humains multiples dans le régime dictatorial de Mouammer Kadhafi. Amnesty International a critiqué le régime notamment pour la répression de la liberté de presse et d’expression, mais aussi pour le mauvais traitement et la détention de réfugiés ainsi que pour l’application de la peine de mort.

Manifestations : répression et violence contre le peuple libyen

Manifestants Libye

Après le commencement des manifestations en février 2011, les violations des droits humaines en Libye se sont encore aggravées. Les forces de sécurité libyennes ont essayé de réprimer les manifestations violemment : ils ont arrêtés des manifestants et ils ont même essayé d’arrêter les organisateurs des manifestations avant même qu’elles ont lieu. De plus, les forces de sécurité ont attaqué des manifestants avec des armes et ont bombardé des villes entières.

Les obligations internationales de la Libye

La Libye a déroger avec ses violations des droits humains à plusieurs de ses obligations internationales.

Selon la loi internationale, les forces de sécurité n’ont pas le droit d’utiliser la force contre des personnes civiles. Or, les forces du gouvernement libyen bombardent les villes tenues par les rebelles. Comme ce sont des zones urbaines avec une grande population, il est impossible de faire la distinction entre civiles et combattants.

De plus, les moyens qu’ils utilisent doivent être proportionnels. Mais l’utilisation de la force massive contre des manifestants pacifiques ne peut pas être jugé comme "proportionnel".

Les réseaux téléphoniques ayant été coupés, la population libyenne est isolée du reste du monde. Amnesty est préoccupée par cette situation, qui est très dangereuse pour la population civile.

Que demande Amnesty International ?

Amnesty a envoyé des chercheurs à Benghazi. Ils ont été en Libye pendant trois semaines afin de faire une enquête sur la situation dans le pays, notamment sur les disparitions forcées. Les chercheurs ont trouvé des preuves que le régime libyen a utilisé la force meurtrière contre les manifestants en février et que même des manifestants pacifiques qui ne posaient aucun menace pour les forces de sécurité, ont été tués.

Etant donné qu’il y a déjà des centaines de personnes qui sont mortes en Libye depuis le début des manifestations en février, Amnesty International demande au colonel Mouammar Kadhafi de maîtriser immédiatement ses forces de sécurité pour mettre fin aux homicides, aux disparitions forcées et aux autres violations des droits humains.

De plus Amnesty International demande le Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi que l’Union Africaine de prendre des mesures contre la Libye afin de protéger les civiles.
En ce qui concerne la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies qui rend possible une intervention militaire des forces internationales, Amnesty rappelle que la protection des civiles reste la priorité principale et doit être prise en compte pendant des actions militaires contre la Libye.

Toi aussi, tu peux agir !

A cause de la situation dangereuse en Libye, il y a beaucoup de personnes qui essaient de se rendre dans d’autres pays pour fuir la violence. Ce ne sont pas seulement des libyens, mais aussi des égyptiens, des tunisiens ou des citoyens d’autres pays tiers.
Si toi aussi tu veux agir pour aider ces gens, il suffit de participer à l’action urgente pour demander l’Union européenne de s’investir pour ses personnes en les aidant à de quitter la Libye et en aidant les pays voisins de la Libye d’accueillir ces réfugiés.

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