La révolution égyptienne

Après 31 ans de dictature du Président Hosni Moubarak, le peuple égyptien, motivé par la révolution tunisienne, s’est levé fin janvier pour manifester contre l’injustice et la pauvreté. Maintenant, après la démission du Président Hosni Moubarak, un nouveau système doit être mis en place. Amnesty lutte pour que le peuple égyptien ait la possibilité de participer à la construction de son futur dans un État démocratique.

25 janvier 2011 : La révolution égyptienne

Fin janvier, des dizaines de milliers d’égyptiens commencent à manifester dans les grandes villes de l’Égypte : au Caire, en Alexandrie, Mansura, Tanta, pour montrer pacifiquement leur désaccord avec le régime militaire de l’Égypte qui bafoue les droits humains et qui ne s’occupe pas des problèmes de la population, dont la plupart vit en situation de pauvreté. Bien que le régime ait tout essayé pour mettre fin aux manifestations - notamment en coupant l’accès à Internet et en menaçant les manifestants - celles-ci ont continué et ont mené finalement à la démission de Moubarak le 11 février 2011, seulement 18 jours après le début des manifestations.

Égypte — Amnesty Belgium manifeste !
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Comment continuer ?

Maintenant, il faut mettre en place un nouveau système plus égalitaire qui respecte les droits humains et qui répond aux besoins de la population. Pour être capable de créer un tel système politique, la participation de la population égyptienne est indispensable. Amnesty soutient les manifestants dans leurs revendications et réitère ses appels, déjà prononcés lors de la première élection de Hosni Moubarak en novembre 1981.

Manifestation au Caire

Amnesty demande de...

...mettre un terme à l’état d’urgence et aux détentions arbitraires

L’état d’urgence est en place depuis 1981 et permet au gouvernement de procéder à des arrestations arbitraires et à la torture sans en prendre la responsabilité. Amnesty demande aussi d’abolir les pouvoirs accordés aux forces de sécurité qui ont le droit d’arrêter des personnes sans contrôle judiciaire. De plus, les détenus doivent avoir le droit de consulter un avocat et d’entrer en contact avec leur famille. L’abolition de l’état d’urgence cela veut aussi dire de mettre fin à l’interdiction des rassemblements publics et de libérer immédiatement tous les prisonniers d’opinion. Finalement cela implique aussi de ne plus juger des civiles devant des tribunaux militaires et de veiller à ce que la justice soit indépendante.

...respecter les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion !

Amnesty demande aux forces de sécurité de respecter les droits des manifestants et de faire des enquêtes sur les cas où ces droits n’ont pas été respectés. Il faut aussi veiller à ce que les manifestants ne soient pas détenus arbitrairement et à ce qu’ils ne soient pas soumis à la torture. Il est également important que le gouvernement respecte la liberté d’expression et garantisse la liberté d’association et de réunion.

Manifestation sur place Tahrir au Caire

...mettre fin à la torture !

Le nouveau gouvernement doit condamner le recours à la torture et mettre fin aux disparitions forcées. Amnesty lui demande aussi de faire des enquêtes sur les cas de torture commis sous l’ancien régime.

...réaliser les droits économiques, sociaux et culturels !

Amnesty veut que le nouveau gouvernement assure un niveau minimal de droits économiques, sociaux et culturels pour tout le monde. C’est à dire de garantir l’accès à la nourriture, à l’eau et à des installations sanitaires pour tous les citoyens égyptiens. Ceux, dont ces droits ne sont pas respectés, doivent avoir la possibilité de recourir à la justice.

...garantir le droit à un niveau de vie suffisant !

Amnesty lutte notamment pour la réalisation du droit à logement pour tous et demande donc au gouvernement de mettre fin aux expulsions forcées et de lutter contre les pauvres conditions de logement dans les bidonvilles. `

Manifestation d'AI

...respecter le droit de travailler !

Le nouveau gouvernement doit respecter le droit des travailleurs de se réunir dans des syndicats indépendants. De plus, tous les travailleurs ont droit à un salaire minimum équitable qui leur permet de mener une vie décente. Finalement Amnesty demande aussi de dépénaliser le droit de grève.

...protéger les droit des femmes !

Les femmes doivent être protégées contre la violence domestique et contre le harcèlement sexuel. Le nouveau gouvernement doit également garantir la participation des femmes dans tout le processus électoral. Amnesty demande aussi de donner les mêmes droits aux hommes et aux femmes en ce qui concerne le mariage, le divorce et l’héritage. Il est également important que le gouvernement interdise les mutilations génitales féminines et autorise l’avortement dans des cas de viol, inceste ou quand la santé d’une femme est gravement menacée par sa grossesse.

...éradiquer la discrimination !

Le nouveau gouvernement doit abolir toutes les lois qui introduisent des discriminations fondées sur la race, la couleur de peau, la religion, l’appartenance ethnique, la naissance, le genre, l’orientation sexuelle ou les opinions politiques.

...de mettre fin aux violations faites envers les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile !

Il faut arrêter immédiatement la violence contre les personnes qui entrent en territoire égyptien. De plus, les demandeurs d’asile doivent bénéficier d’un accès aux procédures officielles d’asile des Nations Unies, ils doivent recevoir une protection internationale.

...abolir la peine de mort !

Amnesty demande au nouveau gouvernement d’abolir la peine de mort immédiatement et de réviser le code pénal.

...coopérer avec les mécanismes des Nations Unies !

Amnesty demande au nouveau gouvernement de coopérer avec les Nations Unies et de ratifier les conventions et protocoles établis par les Nations Unies.

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