DOSSIER : Guantànamo




 « Pars en croisière à Guantànamo ! »

Ce site te propose d’exprimer de manière originale ton opposition à la base de Guantànamo.

Choisis un personnage et embarque à bord d’un navire aux couleurs d’Amnesty pour demander la fermeture de cette base.
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 Agis et informe ton entourage !

Signe la pétition qui demande la fermeture de Guantànamo
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 action vidéo : comme plein d’autres militants du monde entier, exprime ton opposition à Guantànamo en réalisant une vidéo originale (à l’aide d’un gsm ou d’une caméra)... N’oublie pas de la mettre en ligne sur le site "make some noise" :

Vas sur le site http://noise.amnesty.org/fr pour voir les réalisations d’autres jeunes et pour mettre en ligne ta vidéo !

 action photos :

Des artistes belges soutiennent notre action pour demander la fermeture de Guantànamo, parmi lesquels STTELLLA (photo),
GHINZU, ÉTÉ 67, SHARKO, ORPHÉO…

Envoie-nous tes propres photos d’actions contre Guantànamo ! Tu peux nous emprunter les salopettes oranges et/ou organiser un stand lors d’un concert, un festival...


















 soutiens un des prisonniers de Guantànamo !

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Pour en savoir + sur Guantànamo

Un peu de géographie et d’histoire...
Guantànamo est avant tout le nom d’une ville, sitée au sud-est de Cuba.
Cette ville est devenue « célèbre » suite à l’implantation par les États-Unis de la base navale militaire de Guantanamo bay.
De part sa situation géographique, elle interdit à la ville tout accès direct à la mer. Le gouvernement américain loue ce territoire pour 4 085 dollars par an depuis 1903. Fidel Castro (ancien principal dirigeant de l’île de Cuba) s’est toujours vanté d’avoir refusé cet argent. La base n’est accessible qu’avec le consentement des deux parties. En janvier 2002, la prison de Guantànamo a été créée à l’intérieur de cette base par les autorités américaines, principalement pour reternir des détenus capturés en Afghanistan en 2001.

Pour quelle raison le gouvernement américain a-t-il choisi cet emplacement ?

Le but est de maintenir les détenus au secret, à l’écart des tribunaux américains et des lois protégeant les droits des détenus sur le sol américain.

Qui sont les pricipaux détenus de Guantanamo ?

En 2002, les Etats-Unis transféraient les premiers prisonniers de la « guerre contre le terrorisme », cagoulés, enchaînés, vers le camp de Guantànamo Bay. La « guerre contre le terrorisme » ou « guerre contre la terreur » est un concept développé par l’administration américaine de George W. Bush après les attentats du 11 septembre. Il s’agit de diverses actions policières, politiques et militaires que réalise le gouvernement des Etats-Unis (avec différents alliés) contre différentes organisations liées au terrorisme islamiste (exemples : Al-Quaïda, le Hamas, le hezbollah)

Ce type de guerre est dénoncé par de nombreuses personnalités :« La guerre contre le terrorisme est une guerre menée contre les peuple, déstructurant les sociétés pour mieux dominer ou éliminer des populations. [...] . Des milliers de civils innocents ont été tués, entraînant la colère de millions de personne à travers le monde. [ ...] Le monde risque en effet de sombrer dans une escalade de violence ». (Georges Sorros)

De jeunes adolescents font également partie de ces détenus...

D’après certaines estimations, environ 17 détenus auraient
été conduits à Guantànamo, alors qu’ils n’avaient pas encore 18 ans. Certains d’entre-eux ont été libérés, d’autres se seraient suicidés. Au moins quatre de ces jeunes y seraient toujours présents, dont notamment Yousef al Shehri.

Ce jeune homme, arrêté à l’âge de 16 ans en Afghanistan le 30 novembre 2001, a été transporté sur la base navale
de Guantánamo le 16 janvier 2002.

Comme la majorité des autres détenus mineurs, il n’a jamais bénéficié des protections particulières pourtant prévues par le droit et les normes internationaux interdisant les pratiques suivantes : détention avec les adultes, aucune assistance juridique ou toute autre assistance appropriée, mauvais traitements, détention en isolement...

Procès à Guantànamo ? Plutôt une parodie de justice !

Afin d’instaurer une sécurité durable et de rendre réellement justice aux victimes du terrorisme, il convient de juger les terroristes présumés dans le cadre de procès équitables et de respecter les droits humains de tous les détenus. Ceci en référence à l’article 3 des conventions de Genève.
Toutefois, les procès de prisonniers sont connus pour leur manque d’équité, leurs procédures étant loin d’être conformes aux normes internationales de justice : l’accusé n’a pas le droit de choisir son avocat, les aveux sont considérés comme des éléments de preuves recevables même si les accusés déclarent qu’ils ont été arrachés sous la torture, etc. En outre, les détenus n’ont pas le droit à la présomption d’innocence (c’est-à-dire que, dans une procédure équitable, les détenus doivent être présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité ait été prouvée de manière réfutable) . Or tous les détenus de Guantánamo ont été assimilés à des « combattants ennemis » , c’est –à-dire qualifiés de « tueurs » et de « terroristes ».
Mais pour la plupart de ces détenus de Guantànamo, ils sont privés de liberté depuis plusieurs années sans avoir été jugés ni même inculpés. Toutefois, d’après les dernières nouvelles, les premiers procès concernant les prisonniers détenus à Guantànamo sont programmés pour mi-2007.

Quels sont leurs conditions de détention ?

« Les Etats-Unis sont engagés dans la lutte mondiale pour l’élimination de la torture et nous menons cette lutte par l’exemple » Le président Bush, juin 2003

... Mais la réalité est tout autre !

Nombre de ceux qui sont détenus à Guantànamo ont été maltraités par les militaires, que ce soit durant les interrogatoires mais aussi en raison de la nature coercitive de la détention à l’isolement et illimitée qu’ils subissent dans cette prison. Pour protester contre leurs conditions de détention, certains détenus utilisent de terribles stratégies : grèves de la faim, mutilations (dans le but d’être transféré), etc. Trois détenus sont morts dans le camp, il semblerait qu’ils se soient suicidés.

Les témoignages des prisonniers font état d’un certain nombre de pratiques : l’isolement prolongé, les passages à tabac, le maintien dans des situations pénibles pendant des heures d’affilée, l’exposition à une chaleur torride ou à un froid glacial, la privation de sommeil, dialogue restreint entre prisonniers. Tout ceci ne constitue malheureusement que quelques exemples parmi bien d’autres. Ces formes de torture ont bien évidemment de lourdes conséquences sur la santé des individus, même à long terme. Ces pratiques inhumaines engendrent également chez les familles des victimes douleur, souffrance, humiliation, colère et haine.

“Quand vous perdez quelqu’un de très important dans votre vie, une bonne personne, quelqu’un de très serviable, quelqu’un qui apprend aux autres ce qui est juste, quelqu’un qui témoigne du respect et de la bonté, quelqu’un qui comprend l’importance d’obéir à ses parents. Ses petites filles ont perdu l’amour et la tendresse de leur père. Nous, les adultes, avons trouvé sa perte difficile. Alors comment les petites doivent-elles se sentir ? ...”
Muhammad Bin Hamdan, beau-frère de Salim Ahmed Hamdan

Oui mais, si la torture permettait d’obtenir des informations essentielles et donc de sauver des vies ?

La torture est moralement répugnante et ne peut jamais être justifiée quelles que soient les circonstances. Le droit international interdit la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants même « en cas d’urgence menaçant la survie de la nation » !

Des méthodes inefficaces !

“ Vous pouvez faire dire n’importe quoi à n’importe qui, mais vous ne pouvez avoir aucune confiance en ce qu’il dit »
Mike Biker, ancien agent de la CIA.

En effet, lorsqu’on maltraite quelqu’un pour obtenir de lui des renseignements, on parvient parfois à le faire parler. Or si c’est le cas, c’est généralement parce qu’il est prêt à dire n’importe quoi pour que la douleur cesse – toute la vérité, une partie de la vérité ou son contraire.

Que dit Georges W. Bush ? Un discours assez incohérent !

En mai 2006, le président américain George W. Bush a déclaré :

« J’aimerais bien fermer le camp et traduire en justice les détenus"

Mais aussi ...

« Noubliez pas, ceux qui sont à Guantànamo Bay sont des tueurs. Ils ne partagent pas nos valeurs. »

« Il s’agit de tueurs de sang-froid (qui) « tueront s’ils sont remis en liberté »

Fermez Guantànamo !

Lors d’une campagne en mars dernier, plus de 400 intellectuels, artistes et activistes du monde entier ont signé une pétition demandant la fermeture de Guantànamo.

Certains disent qu’elle doit être fermée car elle amplifie la haine du monde arabe contre les Etats-Unis et présente donc un danger pour les Américains dans le monde.

La fermeture de la prison de Guantànamo serait-elle suffisante ?

“Personne n’est satisfait de la situation de Guantànamo mais si nous voulons vraiment réduire le nombre de détenus et renvoyer les gens chez eux, il ne suffit pas de déclarer que Guantànamo doit être fermé. Il nous faut des suggestions concrètes, des moyens concrets d’avancer.”
John Belliger III, conseiller juridique du Département d’Etat, 20 octobre 2006

Anmesty international a d’ailleurs adressé au gouvernement des Etats-Unis quelques recommandations concernant la fermeture de Guantànamo dont notamment le fait que les détenus remis en liberté ne doivent pas être envoyés contre leur gré dans un pays où ils risquent d’être victimes de graves atteintes aux droits fondamentaux.

Les actions d’Amnesty : on avance !

Amnesty International a lancé de nombreux appels en faveur des détenus de Guantánamo afin qu’ils bénéficient de procès équitables ou soient remis en liberté. Toute allégation de torture ou mauvais traitement à Guantánamo ou ailleurs doit faire l’objet d’une enquête indépendante et toute personne présumée responsable d’actes de torture ou mauvais traitements doit être traduite en justice. Voilà ce que les membres d’Amnesty en Belgique et dans les autres sections de par le monde réclament du gouvernement américain. On ne peut parler de succès global de notre action en la matière. Sur 800 détenus, près des 340 ont été soit libérés et renvoyés dans leur pays d’origine, soit transférés vers d’autres pays afin d’y être interrogés (et parfois torturés). On peut cependant noter avec satisfaction qu’Amnesty est parvenue à informer le public et le monde politique américain des mauvais traitements dont ont été victimes un certain nombre de détenus à Guantànamo.

Pour en savoir plus ...

 Tu trouveras des témoignages vidéos d’anciens détenus de Guantànamo et de familles sur le site suivant http://web.amnesty.org/pages/guanta...

 Visite cette adresse pour consulter tous les articles traitant de Guantànamo ainsi que les actions que tu peux mener pour aider Amnesty à changer le sort de nombreuses victimes.
http://www.amnestyinternational.be/...

 Regarde le film « The Road to Guantànamo » qui relate l’histoire vraie de quatre jeunes Anglais partis célébrer le mariage d’un ami au Pakistan, leur pays d’origine, fin septembre 2001.

 Un journaliste de Libération a réalisé un excellent
reportage sur la base de Guantanamo.
Voir :
http://grangereau.blogs.liberation....

Autres pistes d’action...

 Préparez un “gâteau anniversaire” symbolisant le 5ème anniversaire de l’enfer Guantànamo et envoyez-le accompagné d’une carte demandant la fermeture de Guantànamo à l’Ambassade des Etats-Unis de Bruxelles (27, blvd du Régent). Ce 11 janvier, cette action a été menée par la section belge Amnesty.

 

Empruntez-nous les “tristement célèbres” salopettes oranges symbolisant la tenue vestimenatire des prisonniers de Guantànamo (elles sont disponibles chez Amnesty) et organisez un happening sur le modèle des actions d’Amnesty dans le monde.

Rejoins un de nos groupes-écoles actifs !

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