Violence policière à Bruxelles

Pas loin de 500 personnes ont manifesté dans les rues samedi 16 octobre pour dénoncer la violence policière lors du
« No Border Camp ».

La semaine du « No Border Camp » qui se déroulait entre le 25 septembre et le 3 octobre, a été marquée d’une forte violence policière, basée essentiellement sur des critères de tenues vestimentaires et sur de simples suppositions. Des fouilles corporelles et d’effets personnels, des arrestations préventives, massives ont été effectuées.

La semaine s’est finie par plus de 500 arrestations sans justification et plusieurs dizaines de blessés. Les faits les plus graves se sont déroulés dans les commissariats : humiliations à caractère sexuel de certaines femmes arrêtées, menaces de viol, coups sur les détenus jusqu’à ce qu’ils donnent des informations personnelles.

Amnesty a demandé qu’une enquête indépendante soit menée sur les rapports d’arrestations non justifiées et de violences par les forces de l’ordre, y compris des accusations de gazage, matraquage, de menaces et humiliations à caractère sexuel.

Mais ce n’est pas la première fois que cela arrive.

En 2009, suite à une plainte de Turan Cakir, la Belgique et sa police ont été condamnées par la Cour européenne des Droits de l’Homme pour torture, traitements inhumains et dégradants ainsi que pour discrimination raciale. Le jeune homme avait été roué de coups par la police, lors d’une interpellation en rue à Schaerbeek, et avait subi des injures racistes répétées.il en garde des séquelles grave : des difficultés respiratoires, des problèmes dentaires, il entend et voit moins bien.

Ce n’est pas un cas isolé, voici un autre témoignage : « Un vendredi soir, on était quelques amis sur un coin de rue, en train d’écouter de la musique sur notre gsm. Une voiture de police ralentit près du groupe. Ils nous regardent de bas en haut, comme si on avait fait quelque chose de mal. Ils s’arrêtent, s’approchent. Ils giflent un des plus jeunes, en lui disant « rentre à la maison ». Quand on leur demande pourquoi ils ont frappé le petit, ils nous plaquent contre le mur, et ils nous contrôlent, en nous tutoyant, sans aucun respect. Certains d’entre nous reçoivent des coups. Après tout ça, ils remontent simplement dans leur voiture et s’en vont. Pas d’arrestations, rien. C’était vraiment de la provocation. Je ne comprends pas, quand un jeune fait une « bêtise », il est forcément puni. Mais quand il s’agit d’un policier, il n’est jamais sanctionné » Milad.

Ces dernières années, on enregistre de nombreuses plaintes qui dénoncent des faits de violence abusive ou propos racistes par un certain nombre de policiers bruxellois.

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