Syrie : sept hommes prisonniers d’opinion

Sept hommes syriens sont emprisonnés depuis 2006 pour leur participation à la mise en place d’un groupe de discussion de jeunes sur internet et pour avoir publié des articles en faveur de la démocratie.

Carte d’identité Syrie

 Superficie : 185 000 km².
 Population : 21,7 millions d’habitants (estimation 2009).
 Capitale : Damas (5 millions d’habitants).
 Principales autres villes : Alep (2,3 million habitants), Homs (1 million d’habitants) et Hama (400 000 d’habitants).
 Chef de l’État : Bachar el-Assad (depuis 2000).
 Régime  : présidentiel appuyé sur le parti dirigeant, le Baas.
 Religion dominante : islam à 87% (en majorité sunnite) ; 13% de chrétiens.
 Langues : l’arabe est la langue nationale officielle. Parmi les langues minoritaires : l’arménien, le kurde, l’araméen (quelques milliers de personnes). L’anglais est assez largement parlé dans le milieu touristique.
 Monnaie : livre syrienne (S£).
 Salaire moyen : 10 000 S£ (154 €) par mois. Compter le triple dans le secteur privé.
 Sites inscrits au Patrimoine de l’Unesco : les vieilles villes de Damas, Alep et Bosra, ainsi que le site de Palmyre, le krak des Chevaliers et le château de Saladin.

La situation politique en Syrie

La Syrie n’ a plus connue d’élections démocratiques depuis le début de la dictature baasiste en 1963.
Modérément démocratique sur le papier, le parti Baas exerce un contrôle total sur la vie politique. Le pouvoir maintient le contrôle par l’intermédiaire de services de sécurité qui ont carte blanche et opèrent sans tenir compte des lois violant ainsi constamment les droits fondamentaux.

Les événement de Tunisie et d’Égypte des dernières semaines ont fait soufflé un vent de liberté sur les pays arabes, la Syrie en fait pas exception à la règle. Le peuple a pris la rue, devant faire face à de nombreuses répressions. Le gouvernement a dors et déjà annoncé qu’il ne faiblirait pas et n’ hésiterait pas à noyer les manifestants dans le sang.

La Syrie et la liberté d’expression

La liberté d’expression n’ a pas le droit de cité en Syrie ! En effet, l’état d’urgence mis en place depuis 1964 l’a quasiment restreinte à néant. L’état d’urgence est une mesure que les gouvernements ont la possibilité de prendre s’ils estiment que leur pays est soumis à une menace imminente. L’état d’urgence permet aux États de limiter certains droits non absolus comme la liberté de circulation ou la liberté d’expression, au nom de leur sécurité interne. Cette mesure est régulièrement utilisée de manière abusive par les États. Ainsi en Syrie, aucun parti d’opposition au pouvoir en place ni aucune association de défense des droits humains ne sont autorisés. Des centaines de personnes sont emprisonnées pour leurs idées. La Toile est loin d’être épargnée par la censure. La Syrie est l’un des pays plus répressifs dans ce domaine. A ce titre, elle figure sur la liste des « Ennemis d’Internet » établie par Reporters sans frontières

La Constitution syrienne et les lois nationales interdisent en principe la torture. La Syrie a également signé la Déclaration universelle des droits de l’homme et le pacte international relatif aux droits civils et politiques qui font de l’interdiction de la torture une obligation absolue. Cependant celle ci est régulièrement pratiquée et les responsables ne sont jamais traduits en justice.

Sept hommes prisonniers d’opinion

Sept hommes syriens sont emprisonnés depuis 2006 pour leur participation à la mise en place d’un groupe de discussion de jeunes sur internet et pour avoir publié des articles en faveur de la démocratie.

Maher Ibrahim (30 ans), Tarek Ghorani (30 ans), Ayam Saqr (34 ans), Husam ’Ali Mulhim (26 ans), Alam Fakhour (33 ans), Diab Sirieyeh (33 ans) et ’Omar ’Ali al-’Abdullah (29 ans), ont été arrêtés en 2006 et condamnés le 17 juin 2007 à des peines allant de 5 à 7 ans d’emprisonnement.

Alors qu’ils niaient au départ les faits que l’on leur reprochait, des aveux ont été obtenus par la torture. Aucune enquête n’a été menée par la suite. Tous les sept, ont été accusés d’avoir mis en danger la sécurité de l’Etat syrien. Maher Ibrahim et Tarek Ghorani ont en plus été reconnus coupables de diffusion de fausses nouvelles.
Pendant les premières semaines de leur détention les sept hommes ont été maintenus en isolement dans les locaux des services de renseignement de l’armée de l’air, connus pour leur cruauté envers leurs prisonniers. Amnesty International a reçu des informations sûres indiquant que les hommes ont, à de nombreuses reprises, été soumis à des actes de torture.

Amnesty estime que ces sept hommes, emprisonnés uniquement pour leurs idées, sont des prisonniers d’opinion.

A TOI DE JOUER

Pour agir en faveur des droits humains en Syrie et demander la libération de ces sept prisonniers d’opinion : Isavelives.be. Complète le modèle de lettre en ligne afin d’interpeller les autorités syriennes. Pour qu’enfin, en Syrie, la liberté d’expression de principe devienne une réalité de fait !

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